Cette année encore, Donald Trump a vu le prix Nobel de la paix lui échapper. Pire encore, du point de vue du président américain : celle qui le lui a soufflé, Navanethem Pillay, symbolise tout ce qu’il rejette. Au terme d’une longue carrière d’avocate et de juge dans son pays, l’Afrique du Sud, puis au sein des plus hautes institutions judiciaires internationales, la magistrate de 85 ans incarne la lutte actuelle entre le droit international et l’usage de la force.
Vendredi 9 octobre, en annonçant sa décision, le comité norvégien du prix Nobel a salué une femme qui a, « avec un courage et une intégrité exceptionnels, ouvert la voie vers un ordre juridique plus solide ». Il a expliqué l’avoir récompensée pour « ses efforts en faveur de la paix et du droit international » à un moment de l’histoire où « des juges et les institutions de droit international sont attaquées ». Dans un communiqué, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, s’est ainsi réjoui que cette récompense aille à « la championne du droit international et des droits humains ». Elle « a été une voix inébranlable et indépendante au service de la justice dans le cadre de certaines des affaires juridiques internationales les plus marquantes de notre époque ».
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