Vidéo. Qui est Aliko Dangote, l’homme le plus riche d’Afrique ?
Il veut donner “à l’humanité” un tiers de sa fortune, la plus importante du continent africain. Son ambition : “industrialiser toute l’Afrique”, et “faire baisser le chômage dans le contexte d’explosion démographique de la jeunesse africaine”, résume le quotidien américain The New York Times. Mais le projet de mégaraffinerie d’Aliko Dangote au Kenya est controversé.
Explications en vidéo.
Aliko Dangote veut faire de la vente d’actions de sa future raffinerie de pétrole au Kenya une “opération du peuple”, explique le site suisso-camerounais L’Agence Ecofin.
Son but est de permettre l’achat d’actions par des particuliers aux revenus moyens et modestes à travers tout le continent.
Il est par exemple possible de s’en procurer dix pour seulement 5 250 nairas, soit 3,50 euros.
Le milliardaire nigérian aimerait attirer jusqu’à 10 millions d’actionnaires, pour ce projet colossal qui a coûté 20 milliards de dollars et a déjà commencé à produire du carburant.
Lancée le 14 septembre, l’opération a été prolongée jusqu’au 27 octobre afin de donner le temps de participer à davantage d’investisseurs africains.
Même si cette vente “est présentée comme la plus importante introduction en Bourse (IPO) jamais réalisée sur le continent”, relève l’agence d’information économique africaine, elle se heurte aux différences de réglementations entre les pays.
Si les choses sont assez faciles au Nigeria, elles le sont beaucoup moins au Kenya, où les autorités n’ont approuvé un système complexe d’échange de titres que le 5 octobre.
En Ouganda, le grand public “est exclu” de l’opération, note le média économique suisso-camerounais : seuls “les investisseurs professionnels et les personnes disposant de moyens financiers importants” sont libres de participer.
Ces modalités ont demandé des négociations entre les acteurs boursiers et financiers, mais aussi une mise en œuvre assez longue, ce qui a réduit le temps offert aux potentiels investisseurs.
Malgré tout, l’opération, qui pourrait générer jusqu’à 2,1 milliards de dollars, serait déjà un succès.
Aliko Dangote “a assuré que les investisseurs du Kenya et du Botswana pourraient, à eux seuls, absorber la totalité des actions proposées”, rapporte l’agence africaine.
C’est seulement autour du 8 décembre, date à laquelle le début des échanges en Bourse est attendu, que “l’ampleur réelle” de l’opération pourra être évaluée.
L’enjeu va au-delà d’Aliko Dangote : l’IPO représente “un test pour les marchés financiers du continent”, explique L’Agence Ecofin.
Reste à voir si, là encore, l’homme le plus riche d’Afrique réussira son coup.⏤
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