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Qui est Gadi Eisenkot, le principal opposant de Benyamin Nétanyahou ?

À 66 ans, l’ancien chef d’état-major semble être en bonne position pour détrôner le Premier ministre israélien après les élections législatives du 27 octobre. Si Gadi Eisenkot reste flou sur son programme, sa stature morale en fait “tout ce que Nétanyahou n’est pas”, assure la pr

Qui est Gadi Eisenkot, le principal opposant de Benyamin Nétanyahou ?
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Vidéo. Qui est Gadi Eisenkot, le principal opposant de Benyamin Nétanyahou ?

Il pourrait remplacer Benyamin Nétanyahou, et devenir Premier ministre d’Israël après les élections du 27 octobre, sans doute les plus importantes de l’histoire du pays.

Ancien chef d’état-major, il veut qu’Israël redevienne “un État juif, démocratique, progressiste et libéral”.

Qui est Gadi Eisenkot ?

Explications en vidéo.

En Israël, les élections législatives n’ont pas grand-chose à voir avec ce que nous connaissons en France. Les partis ne présentent qu’une seule liste pour tout le pays, comme s’il n’y avait qu’une seule circonscription.

Ensuite, les députés élus ne sont pas rattachés à un territoire en particulier. À la place, les partis désignent un candidat pour certaines communautés ou catégories sociales – voire des professions.

Les 120 sièges sont attribués à la proportionnelle intégrale, c’est-à-dire en fonction du pourcentage des voix de chaque parti. “Un parti qui obtiendrait près de 10 % des suffrages pourrait se voir attribuer une douzaine de sièges”, illustre par exemple The Jewish Independent.

Mais il y a une limite : seuls les partis qui dépassent les 3,5 % peuvent obtenir des sièges, 4 minimum, à la Knesset, le Parlement israélien.

Une fois les résultats connus, le chef de l’État israélien, Isaac Herzog, demandera à un leader de parti de former un gouvernement.

En général, il s’agit du parti arrivé en tête, mais ce n’est pas toujours le cas. “Le plus important est sa capacité à rassembler suffisamment de soutien au Parlement” pour former un gouvernement, explique The Jewish Independent.

Conséquence de cette élection à la proportionnelle intégrale, le parti chargé de former un gouvernement devra, sauf improbable raz de marée électoral, s’allier avec d’autres pour monter une coalition.

Benyamin Nétanyahou pourrait reconduire celle qu’il dirige avec des partis d’extrême droite. Du côté de Gadi Eisenkot, une alliance avec les partis arabes n’est pas exclue.⏤

Camille Miloua Giraudeau
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