Le poste de contrôle d’Einav [situé dans le nord de la Cisjordanie] était censé être ouvert 24 heures sur 24. Du moins, c’est ce que l’armée israélienne avait annoncé la semaine précédente, selon Mohammed Omar. Le lendemain, de retour de Tulkarem, ce chauffeur de taxi de 30 ans a pourtant trouvé le check-point fermé, les véhicules désormais interdits de passage.

Le jeune homme a patienté quarante minutes dans l’espoir d’une réouverture. Puis il a envoyé un message à Radio Basma, station palestinienne installée à Rawabi, dans le centre de la Cisjordanie : “Einav est fermé.”

Son signalement est venu s’ajouter à un flux constant de notes vocales, de messages et d’avertissements envoyés par des automobilistes de toute la Cisjordanie. Des informations qui font ensuite l’objet d’une vérification par les journalistes avant d’être diffusées à l’antenne, mais aussi via des groupes WhatsApp et des chaînes Telegram.

Grâce à toutes ces actualisations, le chauffeur de taxi obtient des informations sur la fermeture des “portes de fer” – nom donné aux barrages installés depuis le 7 Octobre par l’armée israélienne, et parfois même par des colons, à l’entrée des villes palestiniennes –, les nouveaux points de contrôles temporaires, l’ouverture des check-points permanents ou encore la présence po