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Recrudescence de l’insécurité en Haïti : la Fondasyon Je Klere (FJKL) y voit le spectre du massacre de la ruelle Vaillant du 29 novembre 1987

La Fondasyon Je Klere (FJKL) constate avec amertume une augmentation exponentielle de la violence et de l’insécurité en Haïti ces derniers jours. Les massacres, les actes de violence aveugle, la décapitation de citoyens filmée et publiée sur les réseaux sociaux par les criminels, l’intol?

Recrudescence de l’insécurité en Haïti : la Fondasyon Je Klere (FJKL) y voit le spectre du massacre de la ruelle Vaillant du 29 novembre 1987
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14 septembre 2026
Recrudescence de l’insécurité en Haïti : la Fondasyon Je Klere (FJKL) y voit le spectre du massacre de la ruelle Vaillant du 29 novembre 1987 
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Recrudescence de l’insécurité en Haïti : la Fondasyon Je Klere (FJKL) y voit le spectre du massacre de la ruelle Vaillant du 29 novembre 1987 

  • by Rezo Nodwes
  • 14 septembre 2026
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La Fondasyon Je Klere (FJKL) constate avec amertume une augmentation exponentielle de la violence et de l’insécurité en Haïti ces derniers jours. 

Les massacres, les actes de violence aveugle, la décapitation de citoyens filmée et publiée sur les réseaux sociaux par les criminels, l’intolérance et les menaces marquent le quotidien des haïtiens dans l’indifférence totale des forces de l’ordre et des autorités politiques en place plus soucieuses de l’exécution accélérée du projet de liquidation de la souveraineté nationale à bas coût. 

La FJKL note que les gangs ont tendance à étendre leurs tentacules un peu partout dans le pays :l’enlèvement et la séquestration de l’Inspecteur Général James B et de sa fille mineure depuis le 11 juin 2026 ,l’enlèvement et la séquestration du prêtre catholique Snell A OYARD RMAND EAN depuis le 31 juillet 2026 au Cap-Haïtien, ils sont tous gardés en captivité malgré plusieurs rançons versées, la disparition et l’assassinat de Joseph Villard Vancol, Coordonnateur du Centre de Formation de l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) et directeur de radio Ti Boukan FM, de Ti Boucan a Gressier depuis le 20 aout 2026… la multiplication au jour le jour des actes d’enlèvement suivis de séquestration d’écoliers, de journalistes, de citoyens-nes appartenant indistinctement à tous les secteurs de la vie nationale à Delmas et dans toute la région métropolitaine, l’enlèvement et la séquestration dans le Haut Artibonite de Me Caleb Jean-Baptiste , de la Directrice de l’Office National de Partenariat en Éducation (ONAPÉ), Mme Stéphanie Paultre et d’autres personnes se trouvant à bord de leur véhicule, démontrent l’échec des autorités politiques en place. 

La liberté de circuler sans entrave injustifiée à travers le pays est de plus en plus restreinte au grand dam de la population civile abandonnée à son sort. Dans le même temps, le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé continue de dépenser plus de cinquante-deux millions de dollars américains (52,000,000.00 $USD) pour des mercenaires étrangers dans le but de rétablir la sécurité, un montant qui pourrait payer le salaire de près de dix-sept mille soldats des Forces Armées d’Haïti (FAD’H) pour lutter efficacement contre la violence des gangs.

 La FJKL note que l’aggravation du climat sécuritaire coïncide avec les annonces de l’organisation en décembre prochain d’un référendum constitutionnel et des élections générales pour le renouvellement du personnel politique à tous les niveaux. 

Le choix du gouvernement de transition en place d’embrigader des fonctionnaires de l’État dans une plateforme politique engagée dans la course électorale, de mobiliser les ressources de l’État au service de sa plateforme politique et de regrouper la majorité des personnes sans scrupules au sein de la plateforme gouvernementale est de nature à alimenter la violence pré-électorale. La neutralité d’un gouvernement de transition dans un processus électoral est historiquement un gage pour la réussite des élections. 

Aujourd’hui plus qu’avant le pays a besoin de dirigeants capables de prendre un engagement concret qui puisse garantir la transparence, la crédibilité et le bon déroulement du scrutin dans un climat calme et serein où les libertés d’expression et de circulation sont garanties et protégées par l’État. 

La FJKL relève que le climat politique actuel est comparable à celui observé en Haïti à la veille des élections de 1987 terminées dans le sang du peuple avec comme point d’orgue le massacre de la ruelle Vaillant. 

La FJkL rappelle qu’un peuple amnésique est condamné à revivre les pires moments de son histoire. Inviter le peuple à se faire massacrer par souci de plaire à la communauté internationale est criminel. L’histoire jugera tous ceux qui, par amour de l’argent, par naïveté, par ambition politique ou par lâcheté se feront complice du massacre du peuple pour un scrutin biaisé à l’avance. 

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