En direct Vendredi 2 Octobre 2026
Culture

RNDDH-Assassinat Jovenel : Le transfert des détenus inculpés est une honte pour la justice haïtienne

1er octobre 2026 Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) prend acte du transfert vers les États-Unis, le 20 septembre 2026, de dix-huit (18) détenus inculpés dans l’assassinat de l’ancien président de la République d’Haïti, Jovenel MOÏSE, parmi eux, dixsept (17) resso

RNDDH-Assassinat Jovenel : Le transfert des détenus inculpés est une honte pour la justice haïtienne
HaitiCreoleRadio.com

2 octobre 2026
RNDDH-Assassinat Jovenel : Le transfert des détenus inculpés est une honte pour la justice haïtienne
Actualités Société

RNDDH-Assassinat Jovenel : Le transfert des détenus inculpés est une honte pour la justice haïtienne

  • by Rezo Nodwes
  • 2 octobre 2026
  • 0 Comments

1er octobre 2026

Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) prend acte du transfert vers les États-Unis, le 20 septembre 2026, de dix-huit (18) détenus inculpés dans l’assassinat de l’ancien président de la République d’Haïti, Jovenel MOÏSE, parmi eux, dixsept (17) ressortissants colombiens et un (1) ressortissant haïtien, Joseph Félix BADIO, présenté par plus d’un comme étant l’un des principaux cerveaux du magnicide.

 Le RNDDH note que ce transfert intervient cinq (5) ans après l’assassinat du chef de l’État, alors que la lumière tarde encore à jaillir sur les circonstances entourant ce crime, sur les responsabilités encourues et sur l’identification de l’ensemble des personnes susceptibles d’être impliquées, qu’il s’agisse des auteurs matériels ou intellectuels, des coauteurs ou des complices. 

Aujourd’hui, ce transfert des détenus constitue pour le RNDDH, l’opportunité de partager avec l’opinion publique ses différentes préoccupations, sur le déroulement judicaire du dossier.  

Le dossier relatif à l’assassinat du président Jovenel MOÏSE, actuellement en appel et confié par arrêt – ordonnance avant-dire-droit daté du 13 octobre 2025, au magistrat Cyprien J. F. Denis PIERRE aux fins d’un supplément d’information, n’a connu aucune avancée significative depuis onze (11) mois. Or, la loi du 26 juillet 1979 sur l’appel pénal prévoit un délai de trois (3) mois pour le prononcé de l’arrêt-ordonnance de clôture du magistrat. 

De plus, plusieurs décisions préoccupantes ont été prises par le magistrat Cyprien J. F. Denis PIERRE. Par exemple :  

• Le magistrat a procédé à de nombreuses convocations de personnes qui n’entretiennent aucun lien avec le dossier, soit sur la base de commérages, de rumeurs ou sur le simple fait qu’elles auraient opiné sur des mesures adoptées ou des déclarations faites par l’ex-président Jovenel MOÏSE au cours de l’exercice de son mandat ; 

 • Des mandats d’amener contre certaines personnes ont été communiqués à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) pour être par la suite annulés par le magistrat ;

• Des rencontres clandestines ont été réalisées avec certains inculpés et/ou avec leurs avocats ; 

 • A partir de simples appels reçus de certaines personnes inculpées en première instance, ou de simples entretiens avec des membres de la partie civile, des témoins ont été convertis en inculpés, mettant en cause de nouvelles personnes qui n’avaient pas été impliquées dans la procédure en première instance. Le statut d’autres personnes, initialement inculpées, a changé. Elles sont devenues témoins, ce qui a eu pour conséquence de les écarter ; tout ça, en dépit du fait que le ministère public n’avait pas interjeté appel de l’ordonnance querellée.  

Article précédent Haïti 4-1 RD | Les Grenadiers gagnent, mais quand pourront-i… Article suivant France-Italie : face aux Bleus, une Nazionale en quête d’ide…

Commentaires (0)

Laisser un commentaire

0 / 2000 caractères

Aucun commentaire. Soyez le premier !