La Roumanie se dote enfin d’un nouveau gouvernement, plus de cinq mois après une motion de censure qui a fait tomber le cabinet du libéral Ilie Bolojan, le 5 mai, lancée par les sociaux-démocrates (Parti social-démocrate, PSD) et le parti d’extrême droite Alliance pour l’unité des Roumains (AUR). Luca Niculescu, 55 ans, un indépendant et pro-européen, était la quatrième proposition du président Nicusor Dan (également indépendant) pour former un gouvernement. M. Niculescu a obtenu 280 votes au Parlement, bien au-delà des 233 nécessaires pour être investi. Le nouveau premier ministre a promis de mettre fin à la crise et à l’immobilisme : « L’enjeu réel est de savoir si la Roumanie reste captive à cause de calculs électoraux » ou si « elle a la force de relancer son économie et d’agir de manière cohérente à un moment de vulnérabilité politique, économique, sociale et géopolitique », a-t-il déclaré avant le vote de confiance.
Tout comme Nicusor Dan, Luca Niculescu est francophone et francophile. Il occupait jusque-là le poste de secrétaire d’Etat au ministère des affaires étrangères, où il a supervisé le processus d’adhésion de la Roumanie à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Il a fait ses armes en tant que journaliste – il a été rédacteur en chef de l’antenne roumaine de Radio France internationale (RFI), RFI Romania, à Bucarest. Il a aussi été diplomate, notamment comme ambassadeur en France entre 2016 et 2022.
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