À Athènes, Marco Rubio appelle l’Europe à sortir de “sa torpeur”. “Dans un discours ambitieux, prononcé mercredi” au coucher du soleil, face à l’Acropole, le secrétaire d’État de Donald Trump a loué la civilisation antique grecque, appelant le vieux continent à “raviver la flamme qui fut allumée ici il y a des millénaires”, rapporte The Washington Post. Rubio, qui se trouve en Grèce dans le cadre d’une tournée européenne, a estimé que la civilisation occidentale se trouvait “à un tournant” et à la croisée des chemins entre “puissance nationale” et déclin. Il a relevé que, pour leur part, les États-Unis avaient “fait le choix de poursuivre sans complexe” leur “puissance nationale” à travers le contrôle des chaînes d’approvisionnement stratégiques, la réindustrialisation, la défense et la “lutte pour dominer les technologies et les industries de l’avenir”, comme l’intelligence artificielle. “Rubio se trouve en Grèce en tant que chef de la diplomatie américaine” mais “il a plutôt prononcé mercredi un discours digne d’un homme politique cherchant à prendre la relève du mouvement MAGA”, ce qui laisse “entrevoir des ambitions plus vastes”, analyse le Post.
Guerre en Ukraine : des frappes russes font 28 morts. C’est une “attaque qui coïncide avec le 74e anniversaire du président russe Vladimir Poutine”, note le Kyiv Independent. Des “frappes massives” menées dans la nuit de mardi à mercredi “à l’aide de missiles et de drones” ont ciblé plusieurs villes d’Ukraine, rapporte le média ukrainien. 20 personnes, dont cinq enfants, sont décédées dans un immeuble éventré par un missile à Prylouky, dans le Nord. Huit autres sont décédées dans des frappes à Kiev, Krementchouk et Oleksandria. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé mercredi la Russie de frapper intentionnellement “des villes ordinaires, la vie ordinaire”. “L’utilisation continue de missiles contre l’Ukraine, contre notre peuple, nos enfants, est un choix de terreur absolument délibéré”, a-t-il dénoncé.
Maricarmen Abascal, la retraitée espagnole à l’origine du mouvement de protestation sur le logement, est décédée. Elle était devenue “un symbole de la lutte contre les expulsions en Espagne”, résume El País. L’octogénaire madrilène, dont l’éviction avait déclenché des manifestations massives contre la crise du logement à travers le pays, puis des élections anticipées, est morte mercredi, alors qu’un accord avait finalement été trouvé pour lui permettre de rentrer chez elle. Maricarmen Abascal avait été expulsée de son appartement sur un brancard après que la société immobilière propriétaire de son logement avait fortement augmenté son loyer. Elle avait été hospitalisée dans un état d’épuisement après son éviction. “Maricarmen vit, la lutte continue”, “On ne tolérera pas une expulsion de plus ! ”, ont entonné dans la soirée des centaines de manifestants rassemblés près du Parlement à Madrid.
Maricarmen, 87 ans, expulsée : un symbole de la crise du logement en Espagne
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