Maria Vorontsova est une femme influente. A 41 ans, cette endocrinologue chevronnée dirige l’Institut de recherche et d’enseignement en médecine de l’université d’Etat de Moscou, et supervise tous les programmes gouvernementaux consacrés à la lutte contre le vieillissement. Prolonger la vie est aussi l’ambition de son père, Vladimir Poutine, qui a fait d’elle la grande papesse des nouvelles technologies au service de la santé.
Férue de thérapie génique, de greffe d’organes et de xéno-transplantation – soit l’implantation de cellules animales sur des humains –, Maria Vorontsova gère, aux côtés des frères Mikhaïl et Iouri Kovaltchouk, des amis de jeunesse de M. Poutine, des projets financés par l’Etat à hauteur de 26 milliards de dollars (23,24 milliards d’euros). C’est grâce à cette manne qu’un laboratoire flambant neuf, consacré à l’étude de la longévité, a été inauguré, lundi 19 octobre, dans l’enceinte de Skolkovo, le pôle de la nouvelle technologie russe, à l’ouest de Moscou.
Invitée vedette de l’événement, Mme Vorontsova a pris la parole face à un parterre de chercheurs et d’étudiants. Très attendue, la fille du maître du Kremlin, tailleur et collier de perles, a exposé au micro ses pistes de réflexion. La médecine va devoir en faire plus pour prolonger la vie, ne serait-ce que parce que « la peur de la mort est universelle », a-t-elle expliqué. Toutefois, les avancées dans ce domaine ne se produiront pas avant « dix ou vingt ans », ce qui laisse à la science russe le temps de se positionner.
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