Sur la photo qui accompagne l’annonce, diffusée dans la soirée du mardi 22 septembre, le chef de la diplomatie belge, Maxime Prévot, pose tout sourire aux côtés de son homologue rwandais, Olivier Nduhungirehe, à New York. Entre leurs mains, les documents qui scellent la réconciliation entre leurs deux pays. « Rétablir des relations diplomatiques entre Etats ne signifie pas renier nos positions mais disposer de canaux structurés de dialogue, et je continuerai à défendre l’intégrité territoriale et la souveraineté de la RDC », a assuré, sur le réseau social X, le ministre belge des affaires étrangères.
La scène tranche avec la rupture brutale intervenue entre les deux pays en mars 2025, lorsque les ambassades s’étaient vidées à Bruxelles comme à Kigali. Un déchirement prévisible, tant la tension montait depuis des mois entre les deux capitales. Début 2025, les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, s’étaient emparés de Goma puis de Bukavu, les deux principales villes de l’est de la RDC. Devant le Parlement fédéral belge, Maxime Prévot avait qualifié le Rwanda d’« agresseur » et exigé le retrait de ses troupes du territoire congolais.
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