Le Maroc a obtenu des avancées diplomatiques spectaculaires sur la scène internationale, qui dépassent de loin son statut de puissance régionale émergente en Afrique du Nord. Des progrès permis par la bénédiction de trois membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, et l’abstention des deux autres, la Chine et la Russie.
En cinq ans, ce pays d’un peu plus de 38 millions d’habitants, au produit intérieur brut dix fois inférieur à celui de l’Espagne, est en outre devenu le premier importateur d’armes du continent.
La reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental par Donald Trump, fin 2020, a marqué un tournant dans la politique étrangère du pays, souligne Bernabé López García, arabisant et fin spécialiste du Maroc. “Pour la première fois, une grande puissance comme les États-Unis avalisait la position de Rabat, au mépris de l’ONU. Cela s’est fait dans les dernières heures du premier mandat du président [Trump] à la Maison-Blanche, ce qui a donné à cette décision un air d’improvisation, comme si elle avait été prise en catimini”, estime le professeur honoraire de l’Université autonome de Madrid.
“En échange d’une normalisation des relations avec Israël, Trump a renforcé le Maroc, qui en a profité pour durcir
Abonnez-vous et accédez à :
tous nos articles, l’hebdo numérique, l’application, le Réveil Courrier et nos newsletters
Dès 1 €/mois
Sans engagement • Résiliable en ligne
Le mouvement lycéen est l’incarnation d’une crise de légitimité de l’État démocratique
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !