À l’approche du printemps austral, le Brésil se prépare à subir les effets du “super-El Niño”, qui devrait se traduire par une sécheresse prolongée dans le Nord, des pluies intenses dans le Sud et des températures supérieures à la moyenne “sur la majeure partie” du territoire, prévient un météorologue interrogé par BBC News Brasil.

D’ici à la fin de l’année, le Brésil pourrait aussi connaître “au moins six vagues de chaleur”, voire davantage, selon une analyse du Centre national de surveillance et d’alerte des catastrophes naturelles citée par le site G1. “Ce phénomène, autrefois davantage concentré dans certaines régions, touche aujourd’hui l’ensemble du pays simultanément. […] Il n’y aura aucun endroit au Brésil où échapper à la chaleur.”

En Amazonie, où plusieurs autorités locales ont déjà décrété l’état d’alerte climatique et environnementale, les scientifiques et les communautés autochtones et rurales redoutent un scénario similaire, voire pire que celui des sécheresses historiques de 2023 et 2024, rapporte le média d’investigation Sumaúma.

Plan d’action de 220 millions d’euros

Aggravées par El Niño et le changement climatique, elles avaient fait chuter le niveau des fleuves et asséché des rivières, coupant du monde certains villages et compliquant leur accès à l’eau potabl