A voir les baigneurs s’ébrouer sous les arches des quatre ponts de la cité rhénane, dérivant avec placidité, flanqués d’une curieuse bouée en forme de poisson permettant de transporter leurs habits au sec, tout semble aller pour le mieux sur le cours du Rhin, agréablement tempéré à 25 degrés.
A Bâle, ces nageurs sont pourtant les seuls à profiter de la plus longue voie navigable d’Europe occidentale sans s’inquiéter de l’avenir. Car pour la toute première fois, le trafic de marchandises est quasiment à l’arrêt au niveau de la ville. Si l’Allemagne est la première à souffrir du niveau historiquement bas du Rhin, la situation est aussi préoccupante pour la Suisse, qui se rend compte que le changement climatique se répercute désormais directement sur la sécurité de ses approvisionnements.
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