Oui, il existe une ville qui serait “le nouveau Paris pour les étudiants internationaux”, un creuset intellectuel, où l’on peut vivre librement et à peu de frais. Cette ville, c’est Séoul, la capitale sud-coréenne. Elle n’est pas la seule à attirer les étudiants internationaux. Lisbonne et Prague aussi séduisent, au détriment relatif des grandes destinations traditionnelles, explique le Financial Times depuis Londres.

Lisbonne plaît en raison de son climat et de son (relativement) faible coût de la vie, Prague de ses universités, son accessibilité et ses logements abordables. Les réseaux sociaux facilitent les partages d’expériences et entretiennent l’engouement pour ces destinations, « tandis que des applications de cartographie, d’hébergement et de traduction de plus en plus performantes et interactives ont rendu accessibles des villes auparavant difficiles d’accès », note le Financial Times. La facilitation de l’obtention des visas étudiants et la multiplication des programmes d’échange viennent compléter tout cela. À voir l’engouement pour le programme Erasmus +, qui est passé de 259 000 à 1,44 million de participants annuels en une décennie, les études à l’étranger ont encore de beaux jours devant elles.

Mais la Corée se dinstingue. “En 2023, le gouvernement sud-coréen a annoncé un plan quinquennal visant à attirer 300 000 étudiants internationaux d’ici à 2027 – le projet Study Korea 300K –, notamment en assouplissant les conditions d’obtention de visa. Cet objectif a été atteint avant la date prévue”, explique le quotidien. Une politique, qui, conjuguée au soft power du pays, notoirement incarné par la K-pop, porte ses fruits.

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Bien sûr le niveau universitaire et la valeur des diplômes sur le marché du travail restent des critères fondamentaux pour choisir son lieu d’étude, mais la qualité de vie sur place devient de plus en plus importante. C’est ainsi que Séoul séduit par sa culture et ses loyers étudiants modérés, mais aussi grâce à sa « sécurité » et à son « efficacité » des démarches de la vie quotidienne, écrit le quotidien anglophone Korea Times. Une étudiante canadienne qui vit à Séoul depuis cinq ans pointe aussi la volonté de « découvrir un mode de vie complètement différent », tandis qu’une étudiante vietnamienne a été attirée par la « coexistence entre tradition et technologies de pointe dans un même environnement éducatif ». Quant aux choix de Séoul, il s’explique par la « concentration » exceptionnelle dans la capitale des opportunités « éducatives, professionnelles et culturelles ». « Contrairement au passé, où la plupart des étudiants américains qui choisissaient Séoul avaient des racines coréennes ou asiatiques, aujourd’hui, ils sont nombreux à n’avoir aucun lien avec le pays », souligne aussi le média en ligne économique Chosun Biz.

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