Après l’annonce retentissante de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le mois dernier sur sa volonté d’un rapprochement inédit entre le Canada et l’Union européenne (UE), les deux nouveaux meilleurs amis s’étaient donné rendez-vous à Montréal le jeudi 29 et vendredi 30 octobre. Au Québec, ils entendent bien mettre au clair la nature de leur relation, que tous deux espèrent plus étroite.

Mais avant même la rencontre prévue entre le Premier ministre canadien, Mark Carney, et ses homologues européens, on assiste des deux côtés de l’Atlantique à des “querelles à propos du nom à donner à cette romance entre l’UE et le Canada”, relate The Financial Times.

La présidente de la Commission européenne l’a dit, elle veut créer un statut sur mesure pour Ottawa, celui de “membre associé”. Une initiative qui laisse “de nombreuses questions en suspens concernant ce qu’un statut de membre associé exigerait de la part du Canada et ce que cela signifierait pour les autres pays européens qui tentent depuis des années d’adhérer à l’UE”, peut-on lire sur le site de la télévision publique canadienne CBC.

De son côté, Mark Carney, qui a répété qu’il ne souhaitait pas que son pays devienne un membre à part entière de l’Union, préfère parler d’“alliance de l’avenir” ou d’“alli