En Sibérie, le gouverneur de la région d’Irkoutsk, Igor Kobzev, garantit que « tout est sous contrôle ». A Moscou, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, appelle la population à écouter « les déclarations officielles des professionnels plutôt que les rumeurs et les spéculations ». Et l’agence nationale de santé publique Rospotrebnadzor répète que « la situation est stable ».
Résultat : plus les autorités rassurent, plus l’inquiétude grandit en Russie après qu’une employée de l’Institut antipeste situé à Irkoutsk est morte, vendredi 2 décembre. Les causes de ce décès sont d’autant plus incertaines que les récits contradictoires ont nourri les interrogations sur une possible épidémie.
Les médias russes ont identifié la victime : Daria Chipilova, 28 ans, technicienne de laboratoire de cet institut. C’est à l’hôpital de Chelekhov, cité satellite d’Irkoutsk, que la jeune femme a succombé deux jours après son hospitalisation. Le site Peuples du Baïkal, un média local indépendant dont la rédaction a été contrainte à l’exil mais qui garde de nombreux contacts sur place, a avancé deux explications. Selon une première hypothèse, Daria Chipilova souffrait d’une peste pulmonaire à son retour de Thaïlande ; selon une autre, elle a contracté cette maladie après avoir accidentellement cassé dans son laboratoire un tube à essai contenant l’agent pathogène de la peste.
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