“Au terme d’un processus de consultation et de délibération, mon éditeur Faber & Faber a déterminé, avec mon accord total, qu’il n’était plus possible de vendre mon travail au Royaume-Uni.” Le communiqué publié mercredi 15 octobre par la romancière à succès Sally Rooney a fait le tour des presses britannique et irlandaise.

L’autrice de 35 ans, originaire du comté de Mayo, dans l’ouest de l’Irlande, annonçait, coup de tonnerre, l’impossibilité pure et simple d’acheter ses livres au Royaume-Uni, où ses ouvrages se sont écoulés à plus de 2 millions d’exemplaires, dont la moitié pour le seul Normal People. “Les unités encore sur les étagères des libraires peuvent être vendues”, mais aucun réassort ne sera assuré, indique The Irish Times.

Cette décision s’explique par l’appui explicite de l’Irlandaise au groupe d’action directe britannique Palestine Action, placé sur la liste des organisations terroristes par Londres l’an dernier. “Je soutiens Palestine Action, si cela fait de moi un soutien du terrorisme, peu importe”, avait-elle asséné dans une tribune transmise à l’Irish Times en août 2025.

“Je le dis clairement, j’entends utiliser les fonds issus de mon travail pour soutenir l’action directe contre le génocide.”

Et c’est là où le bât blesse. En vertu du Terrorism Act, toute marqu