Préparation Pourquoi passer par une agence
The Boston Globe décrit une tendance, chez les Américains voulant s’expatrier, qu’il peut être judicieux d’adopter : “dater” un pays avant de s’y installer, comme s’il s’agissait de choisir un partenaire amoureux. Pour y parvenir, rien de tel que de passer par une agence, comme Expatsi ou StartAbroad, qui organise des séjours de repérage axés sur le quotidien (aller à la pharmacie, faire ses courses, identifier les bons quartiers résidentiels). “[Ces] voyages offrent un autre avantage : celui de côtoyer d’autres futurs expatriés”, note le quotidien.
Barbara Grassey, célibataire, partie s’installer au Portugal à 68 ans sans préparation, insiste, forte de son expérience, sur l’importance de ne pas choisir un pays d’expatriation comme on choisit une destination de vacances et invite à ne pas faire comme elle. “C’est comme quand on cherche une maison, affirme-t-elle au quotidien américain. On regarde, on regarde, et puis finalement on entre dans une maison et on se dit : ‘C’est celle-ci.’”
L’engouement pour l’expatriation est tel que de nouvelles agences de relocation voient le jour chaque année. Le magazine allemand Der Spiegel a participé à un séjour exploratoire avec l’une d’entre elles, baptisée non sans provocation “Get the Fuck Out” (GTFO), ce que l’on pourrait traduire par “Cassez-vous, bordel”. GTFO accompagne des futurs expats américains, généralement des déçus de l’ère Trump, aux Pays-Bas. À vous de choisir l’agence et les experts qui correspondent le mieux à vos envies et à votre profil !
Applis Comment bien choisir
Quand on part à l’étranger, que ce soit pour les vacances ou pour y vivre, on emporte généralement son smartphone, ses applis et ses habitudes. Pourtant, il faut parfois s’adapter pour tirer le meilleur parti de la technologie. Pour vous y aider, The New York Times propose une liste des applications “locales à télécharger avant votre départ”. Parce que non, Uber, par exemple, ne fonctionne pas partout et, même quand c’est le cas, il ne représente pas nécessairement la meilleure solution. En Europe, Bolt et Lyft sont souvent plus rapides et moins chers. En Espagne spécifiquement et en Amérique latine, Cabify semble plus pratique. En Asie, il vaut mieux choisir Go, qui a un quasi-monopole au Japon, DiDi en Chine et Grab en Asie du Sud-Est. Au Moyen-Orient, Careem se démarque. Pour trouver un restaurant, il vaut mieux télécharger Tabelog au Japon, Zomato en Inde ou encore EatOut au Kenya.
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Il est bien sûr généralement tout à fait possible de continuer à utiliser des applications déjà installées sur son téléphone, mais en en faisant un usage légèrement différent. Sur le site Business Insider, une autrice et journaliste raconte par exemple avoir changé sa géolocalisation sur l’appli de rencontre Hinge pour trouver l’amour à l’étranger (une démarche qui avait commencé comme une expérience de recherche, précise-t-elle).
Méfiance Ne faites pas confiance à l’IA !
De plus en plus de personnes se servent de l’intelligence artificielle (IA) conversationnelle pour préparer leur projet d’expatriation. C’est une erreur, selon la spécialiste Kathleen Peddicord, qui en détaille les raisons dans Forbes. Les IA de type ChatGPT, Claude ou Gemini donnent parfois des infos erronées ou exagèrent certains faits. Un client inquiet a, par exemple, interrogé Kathleen Peddicord sur la présence de moustiques et les risques de contracter la dengue au Panama. Dans ce cas, non seulement l’IA a alarmé quelqu’un sans vraie raison, mais elle aurait pu le priver de l’occasion de découvrir un pays. De la même façon, les réponses de l’IA sur le processus d’obtention de la nationalité britannique sont trompeuses. Plus rocambolesque encore, “ChatGPT a envoyé des voyageurs vers des destinations inexistantes à plusieurs reprises, notamment vers une ville de haute altitude, au Pérou, qui n’existe pas”.
Amitiés Trouver sa tribu
Expatriation rime souvent avec solitude et isolement, dans un premier temps en tout cas. Comme le souligne The Times, “si vous n’avez pas de collègues avec qui créer des liens ni d’amis rencontrés par le biais d’enfants scolarisés, cela peut être difficile”. Pour faire face à ces difficultés, les expatriés innovent, et le quotidien britannique révèle une sociabilité en pleine mutation. Clubs sportifs, dîners tournants (organisés à tour de rôle entre membres d’un groupe), groupes en ligne ou rencontres informelles deviennent des ressources cruciales. Loin des réseaux spontanés d’autrefois, la sociabilité expatriée devient un projet en soi. “Il est facile de se replier sur soi, il faut vraiment faire l’effort d’aller vers les autres”, résume le journal.
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