The Cramps, les revenants du psychobilly signent «Gravest Gravy»
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Légende du rock alternatif, The Cramps n’a jamais vraiment disparu. Le quintette américain s’était simplement tapi dans ses archives, prêt à ressortir les crocs. Les pionniers du psychobilly signent Gravest Gravy.
Gravest Gravy, douze titres inédits, datés de 1977, dormaient dans les archives des Cramps. Près de cinquante ans plus tard, les revoilà sous les projecteurs. Cet album inattendu ressuscite les architectes du psychobilly et, surtout, la voix sauvage de leur chanteur, Lux Interior, mort en 2009.
Le disque rappelle aussi une évidence : les Cramps ont largement contaminé le rock actuel. Dès 1976, les New-Yorkais se distinguent en mélangeant l’urgence du punk avec le rockabilly pur et dur des années 1950. Un mix unique et déglingué qu’ils baptisent donc de psychobilly. De Nick Cave aux White Stripes, jusqu’aux Français des Limiñanas, leur influence continue de ramper sous les riffs.
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Et puis il y a les classiques, comme « Goo Goo Muck ». Mais pour eux, les guitares ne sont jamais là pour faire joli. Sexe, drogue, folie, monstres : le groupe préfère les sujets qui grattent là où ça démange. Même les laissés-pour-compte et les éboueurs ont droit à leur quart d’heure de gloire, avec « Garbage Man ».
Sur scène, les Cramps ne faisaient pas davantage dans la dentelle. Imaginez Elvis Presley sous acide, plein de vice : du rock'n'roll malade de la braguette, compressé dans un petit string en cuir. Lors d’un concert devenu mythique dans un hôpital psychiatrique de New York, les patients, la peur aux tempes, grimpaient aux rideaux. Certains sont même partis en courant en entendant « Human Fly ».
Et si vous aimez le trash, le gore et le rock primitif, The Cramps connait aussi une nouvelle jeunesse à l’écran. Dans Mercredi, sur Netflix, le réalisateur américain Tim Burton les met à l’honneur et propulse leur décadence au sommet du grand art.
Une deuxième vie, donc, pour les Cramps, avec en prime un trésor de perles rares, « Gravest Gravy », paru chez Vengeance Records le 21 août 2026. Il prouve une chose : même les morts ont encore quelque chose à dire. Et généralement, ça fait plus de bruit que les vivants.
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