Thélyson Orélien prend la parole. Dans un texte intitulé “Ce roman que j’ai écrit”, transmis à l’AFP le mardi 13 octobre, l’écrivain canado-haïtien, sous le feu des critiques après des accusations de recours à des outils d’intelligence artificielle (IA) pour la rédaction de pans entiers de son ouvrage C’était ça ou mourir, admet des plagiats mais réfute toute utilisation de l’IA.

Rappelant que le roman de Thélyson Orélien a “fait sensation lors de la rentrée littéraire française”, The Globe and Mail écrit que cette pente ascendante s’est arrêtée net lorsqu’un compte anonyme sur X – notamment administré par l’essayiste conservateur Samuel Fitoussi – a affirmé que l’œuvre avait été rédigée avec l’aide de l’IA.

Dans sa déclaration, reprise intégralement par Noovo Info, Thélyson Orélien se défend : “On dit que C’était ça ou mourir a été créé par une intelligence artificielle. C’est une calomnie et une hérésie.” Affirmant que “les menaces, le lynchage médiatique et le harcèlement raciste qu’[il subit] depuis des semaines sont insoutenables”, l’auteur assure qu’il a commencé à écrire son roman en 2017, au Québec, et qu’il a terminé un premier jet du livre deux ans plus tard. Il martèle :

“Aucune phrase de ce livre n’a été écrite par une machine.”

Le chroniqueur Patrick Lagacé, de La P