États-Unis : le Sénat préconfirme le controversé Todd Blanche au poste de ministre de la Justice. La commission judiciaire de la chambre haute a validé la nomination de l’ancien avocat personnel de Donald Trump par 12 voix contre 10, “ouvrant la voie à un vote en plénière” d’ici la fin de la semaine, prévient The Hill. Cette préconfirmation, âprement débattue en commission depuis des semaines, a été débloquée mardi matin après un accord avec deux élus républicains récalcitrants, John Cornyn (Texas) et Thom Tillis (Caroline du Nord). Quittant le Congrès à la fin de l’année, et donc plus libres de leurs mouvements, ces deux sénateurs exigeaient l’annulation d’un fonds de près d’1,8 milliard de dollars (1,54 milliard d’euros) destiné à indemniser les personnes poursuivies pour leur participation aux événements du 6-janvier, et qualifié par Thom Tillis de “cagnotte pour voyous”. Todd Blanche, qui fait actuellement office de ministre de la Justice par intérim, s’y est engagé par écrit, dans un document immédiatement “dénoncé” par les élus démocrates, relate le site d’information politique. Ceux-ci ont fait valoir que la plainte déposée par Donald Trump, à l’origine de ce fonds, restait en vigueur, laissant la porte ouverte à sa résurrection par voie judiciaire. En outre, une seconde directive du ministère accorde une immunité étendue au président des États-Unis, à ses enfants et à leurs entreprises contre toute enquête gouvernementale, y compris fiscale. Même si le vote en commission est une bonne nouvelle pour Todd Blanche, il demeure possible que certains républicains fassent défaut lors du vote en plénière, note The Hill.

FIFA : Gianni Infantino, de plus en plus isolé. Les défections continuent autour du président de l’instance dirigeante du football. Après les critiques virulentes, le 31 juillet, de son numéro trois, Kevin Lamour, c’est au tour de son numéro deux, Mattias Grafström, de le lâcher. Le secrétaire général de l’organisation a ainsi qualifié le projet avorté d’investissement privé de “série d’événements triste et répréhensible” dans un email adressé au personnel et que The Guardian, entre autres titres, a pu consulter. De son côté, Arsène Wenger, directeur du développement international de l’organisation a confirmé avoir été exclu du projet FIFA Forward Entreprise (FFE), dont il estime, dans un communiqué, l’abandon “absolument nécessaire”. L’ancien entraîneur d’Arsenal, reconnaissant la réussite du dernier Mondial, défend une “FIFA indépendante” respectant “l’engagement, la transparence et l’intégrité”. Enfin, le prince Ali Bin Al Hussein, président de la Fédération jordanienne, accuse Infantino de “chantage”, affirmant que la FIFA a menacé de suspendre son aide financière à sa fédération si elle refusait de soutenir la candidature du président sortant. Le quotidien anglais souligne ainsi que “les revers s’accumulent pour Infantino, qui perd progressivement le soutien de pays [comme la Grèce, l’Angleterre, le pays de Galles, la Finlande et la Serbie] ayant pourtant adressé des lettres d’appui à sa candidature pour un quatrième mandat”.

Washington révoque le visa de l’ambassadrice du Brésil. Maria Luiza Ribeiro Viotti, représentante de Brasília aux États-Unis, s’est vu retirer son titre de séjour, rapporte la BBC. Le département d’État évoque une “action réciproque”, intervenue après que le gouvernement brésilien eut refusé des visas à deux de ses fonctionnaires le mois dernier. Ces derniers devaient rencontrer Flávio Bolsonaro, le candidat de la droite à la prochaine élection présidentielle, qui a mis en doute la fiabilité des machines à voter brésiliennes. Le président Lula a accusé les émissaires de vouloir “s’ingérer” dans le scrutin. Cette mesure, qui ne vaut pas expulsion, prévient le département d’État américain, s’ajoute à une série de frictions entre les deux pays : droits de douane, gangs brésiliens classés organisations terroristes, ou encore blocage de l’ambassadeur choisi par Trump, détaille la chaîne de télévision publique britannique.