Greg Kading attend ce moment depuis des années. « La justice va enfin pouvoir établir la vérité », soupire cet ancien inspecteur de la police de Los Angeles, aujourd’hui à la retraite. L’enquête sur le meurtre, le 7 septembre 1996, du rappeur Tupac Shakur – il décède d’un arrêt cardiaque six jours plus tard –, qui l’a mobilisé pendant des années, pourrait connaître, dans les prochaines semaines, une forme d’aboutissement. Personne n’a jamais été condamné pour ce crime, l’un des plus célèbre cold case de l’histoire américaine, devenu un objet de fascination et de multiples spéculations.
Lundi 10 août, à Las Vegas, s’ouvre le procès de Duane « Keefe D » Davis, 63 ans, accusé d’avoir orchestré le meurtre du rappeur, sur une artère de la « Sin City ». Il a plaidé non coupable. Mais cet ex-trafiquant de drogue, ancien membre d’un gang établi dans le quartier de Compton, à Los Angeles, aura bien du mal à convaincre le jury de son innocence. Ces dernières années, il a évoqué publiquement son implication et celle de son gang dans ce meurtre, que ce soit dans ses Mémoires, parus en 2019 (Compton Street Legend, KingDoMedia, non traduit), ou dans des entretiens à des médias. Il est depuis revenu sur son récit, affirmant qu’il ne s’agissait que de déclarations fictives pour vendre son livre et se faire mousser.
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