Pour Trump, Zelensky doit laisser quelqu’un d’autre négocier. C’est ce que le président américain a suggéré à la presse lundi. “Zelensky ne sait pas de quoi il parle. S’il m’avait écouté, il aurait conclu un bien meilleur accord depuis longtemps”, a affirmé Donald Trump, cité par le Washington Examiner. “Pour être honnête, je pense qu’il est temps qu’il envoie quelqu’un d’autre négocier au nom de l’Ukraine […] Je pense qu’il ne veut pas arrêter la guerre”, a-t-il poursuivi. Le dirigeant américain semble s’être rapproché de Vladimir Poutine ces dernières semaines. De son côté, Zelensky s’est plaint du retard de livraison de missiles américains payés par l’Europe alors qu’une frappe russe visant un parc dans la région de Kharkiv a fait six morts, dont trois enfants, et quinze blessés, dont sept enfants, note Meduza.
Un pasteur kényan condamné pour les meurtres de 190 enfants. “Tuer au nom de Dieu”, titre le Daily Nation. Entre janvier 2021 et septembre 2023, Paul Makenzi, chef de l’Église internationale des Bonnes Nouvelles à Shakahola au sud du pays, avait convaincu des centaines de ses fidèles de s’affamer pour rencontrer Jésus. Des enfants privés de nourriture étaient morts sous les yeux de leurs parents. Les autorités ont retrouvé plus de 400 cadavres. Le Standard rapporte que Makenzi a nié les accusations, “insistant que personne n’avait été forcé de mourir”. Sa peine - et celle de ses 28 complices - sera connue le 6 novembre. Opération antifraude électorale en Californie. Des agents fédéraux ont arrêté en Californie onze personnes lundi, soupçonnées d’avoir voté ou de s’être inscrites sur les listes électorales alors qu’elles n’ont pas la citoyenneté américaine. Dix-sept autres seront bientôt arrêtées, ont prévenu les autorités fédérales. Aucun de ces suspects n’est sans-papier, “l’une des cibles favorites du président Trump et un groupe qu’il a accusé d’infiltrer les élections américaines dans le passé”, relève le Los Angeles Times. Le quotidien signale par ailleurs que cette opération a lieu dans un contexte de tensions entre la Californie et Washington sur la question de la fraude électorale. Le gouvernement américain a transmis au Golden State une liste de 20 000 noms correspondant à des personnes qui seraient inscrites sur les listes californiennes sans avoir la citoyenneté américaine et donc le droit de voter. Les autorités californiennes ont refusé de collaborer avec l’administration Trump, arguant qu’en juillet, elle affirmait que 190 000 personnes se trouvaient sur ces listes, que les chiffres de l’administration n’étaient pas fiables et qu’il s’agissait avant tout d’intimider les électeurs à l’approche des midterms. “Les officiels de l’État et locaux disent que la fraude électorale doit être prise au sérieux mais que ces cas isolés ne sont pas la preuve d’un problème généralisé et que toute allégation venant de l’administration Trump doit être traitée avec scepticisme”, souligne le Times. Un membre de cette administration dénonce le manque de coopération de la Californie quand la vérification de la liste ne prendrait “probablement qu’un jour ou deux” avec l’aide des autorités locales.
Plus de 50 soldats tués dans une attaque des houthistes. Trois missiles du groupe rebelle yéménite ont frappé un camp d’entraînement militaire dans la province de Shabwa au centre du pays. Au moins, 53 recrues ont été tuées et 200 personnes blessées selon The National. Le bilan pourrait s’aggraver. La reprise des hostilités depuis l’été entre les Houthistes, soutenus par l’Iran, et les forces gouvernementales, appuyées par l’Arabie saoudite, a des conséquences sérieuses pour Riyad. Il y a quelques jours, l’aéroport international de la capitale saoudienne a été touché par une frappe meurtrière. Et pour l’instant, en raison du risque d’attaque, les élèves de Riyad et sa banlieue suivent leurs cours à distance.
Un accident dans une mine fait neuf morts en Colombie. La mine d’or - illégale - se trouve à Nariño, près de la frontière avec l’Équateur. Une région déjà théâtre d’un autre grave accident minier au mois d’août. Il y aura une quinzaine de disparus mais les secours ont du mal à se rendre sur place, d’une part en raison du terrain difficile et d’autre part, à cause des groupes armés qui règnent sur la zone, explique El Nuevo Siglo. Les mines d’or illégales leur permettent de financer leurs activités criminelles. Les conditions de travail y sont dangereuses.