“Enfin, le grand moment est arrivé, s’exclame The Standard. Après des années d’escarmouches politiques, de projets proposés, critiqués, puis abandonnés, Oxford Street est devenue piétonne ce lundi 26 octobre.” L’interdiction des véhicules motorisés (et des vélos) concerne pour l’heure la moitié de l’artère londonienne longue de près de deux kilomètres. “Si tout se passe bien, les tronçons est et ouest devraient suivre”, précise l’hebdomadaire gratuit édité dans la capitale britannique.

Promesse de longue date du maire travailliste Sadiq Khan, la piétonnisation “doit permettre de redonner un second souffle” à la rue commerçante la plus populaire d’Europe, indique The Guardian. Depuis la crise du Covid-19, le nombre de vacances commerciales a été multiplié par quatre tandis que la fréquentation n’a toujours pas retrouvé son niveau pré-pandémie. La prolifération de magasins bas de gamme, à l’instar des confiseurs aux intentions douteuses, a également été brandie par la presse ces dernières années comme une illustration du déclin de l’avenue, où de nombreuses grandes enseignes conservent leurs vaisseaux amiraux.

Objections prévisibles

“Une rue, 120 millions de visiteurs par an, zéro voiture : cette nouvelle approche peut-elle vraiment sauver Oxford Street ?”, s’interroge le quotidie