“Alex Eala porte la fierté nationale jusqu’au troisième tour de l’US Open”, s’enflamme le Philippine Daily Inquirer, grand média anglophone des Philippines. Pour The Manila Times, quotidien de la capitale, la meilleure joueuse d’Asie du Sud-Est sur le circuit WTA est en train de “vivre son rêve d’enfant” et de “prendre du plaisir tout en visant les sommets en Grand Chelem”. Le 3 septembre, Eala a franchi un nouveau cap en dominant l’Ukrainienne Oleksandra Oliynykova, décrochant ainsi son premier billet pour le troisième tour du tournoi américain.

En un peu plus d’un an, la Philippine est passée de la 140e place mondiale au top 20, a renversé plusieurs géantes du circuit – notamment Iga Swiatek (n° 8), Elina Svitolina (n° 9) ou Elena Rybakina (n° 2) –, atteint les huitièmes de finale à Wimbledon et remporté à Washington son premier titre WTA. Derrière les trophées grandissent aussi les espoirs d’un pays, qui se posent, avec douceur, sur ses épaules. Alexandra Eala mesure “la portée de ce qu’elle incarne, des gens qu’elle représente, ainsi que des valeurs et de la culture qu’elle porte sur le court”, observe le Daily Tribune, quotidien anglophone de Manille.

À New York, cette fierté s’entend de loin. Le 25 août, cinq jours avant le début même du tableau de simple de l’US Open, le