Depuis le 30 juillet, 50 000 migrants sont entrés dans l’enclave espagnole sur le continent africain. Quatre jours après, la situation est presque revenue à la normale dans la ville de Ceuta. La plupart des personnes entrées illégalement ont fait demi-tour pour regagner le Maroc. Certains tentent pourtant de rester sur le sol espagnol, comme Mujahid Ahmed, migrant soudanais : « S’ils doivent me renvoyer, ils me renverront dans mon pays… et la situation… Peut-on renvoyer des gens dans un pays en conflit, en crise ou en guerre ? ».
Le 1er août, des barrières pneumatiques ont été installées dans la mer Méditerranée pour empêcher de nouveaux candidats à l’exil d’atteindre les plages espagnoles. Plusieurs dirigeants européens devraient s’entretenir par visioconférence sur cette crise, lundi 3 août.