Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, s’est exprimé dans un discours solennel au Parlement, à Madrid, ce 24 juin, pour s’expliquer, à sa demande, sur l’ensemble de ces enquêtes et procès qui s’accumulent pour ses proches et donnent lieu à des accusations de « corruption généralisée » envers son gouvernement.
« Certains acteurs politiques et médiatiques essaient de tout mélanger, pour tout mettre sur le même plan et ainsi embrouiller les gens [et] créer un sentiment de corruption généralisée, qui, je vous le dis, n’existe pas », a-t-il déploré.
Les enquêtes judiciaires touchant son entourage se sont accumulées ces dernières semaines. José Luis Abalos, ex-ministre des transports et bras droit du dirigeant espagnol, a été condamné à vingt-quatre ans de prison pour corruption, le 22 juin dernier. Deux jours avant, sa femme, Begoña Gomez, s’était vu interdire de quitter l’Espagne dans le cadre d’une enquête la visant pour trafic d’influence, le juge Juan Carlos Peinado, chargé des investigations, disant craindre sa fuite à l’étranger avant un procès.