Emmanuel Macron a invité les chefs d’Etat et de gouvernement des 26 autres pays de l’Union européenne à assister au discours du pape Léon XIV sur l’Europe, prévu lundi 28 septembre à Metz (Moselle), introduit par le président français, a annoncé, mardi 22 septembre, l’Elysée.
Le discours, intitulé « Aux racines de l’Europe pour la paix et l’unité », se tiendra au centre des congrès Robert-Schuman − du nom d’un des pères fondateurs de l’union politique européenne –, au quatrième jour de sa visite apostolique en France. Le président français sera aussi présent à cette séquence, et introduira ce discours par sa propre intervention « sur le thème de la construction européenne comme modèle pour la paix », a fait savoir l’Elysée à la presse.
A cette occasion, « c’est un format européen qui a été privilégié pour les invitations qui ont été envoyées » aux représentants des institutions de l’UE et aux dirigeants des pays membres, a expliqué un conseiller.
Emmanuel Macron n’assistera à aucune messe
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, dont la présence a pu être évoquée par des médias, n’en fait donc pas partie. La présidence n’a pas été en mesure de fournir la liste des dirigeants qui ont confirmé leur présence à ce stade.
Emmanuel Macron et son épouse accueilleront Léon XIV à son arrivée à l’aéroport parisien d’Orly, vendredi, avant de le recevoir au palais de l’Elysée. Un tête-à-tête entre les deux hommes sera suivi de leur discour devant les autorités politiques, le corps diplomatique et la société civile.
Pendant la visite papale, le chef de l’Etat français n’assistera à aucune messe, mais sera « représenté par le premier ministre » Sébastien Lecornu, ainsi que « par son épouse », Brigitte Macron, samedi, sur la place de la Concorde à Paris, a précisé la présidence. Le président avait assisté en 2023 à la messe du pape François au stade Vélodrome à Marseille, suscitant quelques critiques au nom de la laïcité républicaine.
Un programme établi « dans la sérénité »
Les conseillers d’Emmanuel Macron ont tenu à minimiser les désaccords entre la France et le Vatican, rapportés par plusieurs médias, sur la préparation de cette visite. Lors des visites d’Etat ou apostoliques, le protocole français propose un « paquet » complet à son invité, avec tout le cérémonial possible, qui est ensuite « adapté » au cas par cas, a fait valoir l’un d’eux.
Il a estimé que, par exemple, la revue des troupes aux Invalides ou la descente des Champs-Elysées sous escorte de la garde républicaine à cheval n’étaient « bien évidemment pas adaptées à la visite du pape ». Le programme a été mis au point en toute « confiance », « dans la sérénité », et sans « aucune tension », a-t-il insisté.
Des centaines de milliers de fidèles sont attendus dans les rues de la capitale, où le souverain pontife passera deux jours, et 80 000 jeunes devraient participer à une veillée au Stade de France.
L’Elysée a toutefois reconnu qu’Emmanuel Macron aurait souhaité « que le Saint-Père puisse rencontrer les rebâtisseurs » de la cathédrale Notre-Dame, qui l’ont reconstruite en cinq ans après l’incendie de 2019, mais a constaté que cela n’a « pas pu se faire » pour « des raisons d’agenda ».