Sur la façade de la basilique de Lourdes (Hautes-Pyrénées), on ne voyait qu’elles. Les habitués, venus assister à la messe que le pape a donnée, dimanche 27 septembre, lors de l’étape du voyage officiel en France qu’il a consacré à ce haut lieu de pèlerinage catholique, ont pu les observer en sortant du sanctuaire. De larges plaques en bois et en aluminium sont apparues depuis quelques semaines sur cette église afin de couvrir les fresques du religieux slovène Marko Rupnik. Longtemps très à la mode, ce qui l’a amené à décorer de nombreux lieux de culte à travers le monde, le jésuite est aujourd’hui en disgrâce, accusé par plusieurs femmes de violences sexuelles et sous le coup d’une procédure canonique à Rome.
Pour la venue du pape, l’évêque de Lourdes, Mgr Jean-Marc Micas, qui avait déjà recouvert une partie de l’œuvre de l’artiste, devenu un symbole des violences sexuelles dans l’Eglise, a décidé de tout cacher aux fidèles.
Ce geste fort rend cette étape du voyage du pape en France encore plus symbolique et lourde de sens. Car c’est sur ce sujet, précisément, qu’il était attendu dimanche. C’est à Lourdes qu’il a choisi de rencontrer en privé sept personnes victimes de violences sexuelles au sein de l’Eglise de France. C’est là aussi, à quelques dizaines de kilomètres de l’école privée catholique Notre-Dame de Bétharram, lieu de nombreux crimes et délits contre les élèves, que Léon XIV a choisi de dire quelques mots sur le sujet.
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