Après plusieurs mois de tensions entre le conseil d’administration et les organisations des salariés, Volkswagen a annoncé dans la soirée du jeudi 3 septembre l’adoption “à l’unanimité” par le conseil de surveillance du plan prévoyant la suppression de 50 000 postes dans le monde. Avec ce “Plan pour l’horizon 2030” – qui fait suite à la suppression du même nombre d’emplois décidée en décembre 2024 –, le groupe automobile de Wolfsburg porte donc le nombre de suppressions de postes prévues à 100 000 au total, sur près de 600 000 salariés à travers le monde.

“L’accord comporte un plan global de réorientation stratégique, s’appuyant notamment sur des objectifs concrets de rendement et d’économies, et divers champs d’action – une réduction de moitié de l’offre de modèles, notamment, ainsi qu’une restructuration de l’activité en Amérique du Nord et en Chine”, résume la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ). Les marchés se sont réjouis de cet accord arraché au forceps : “L’action Volkswagen a bondi de près de 10 % [vendredi] matin, pour s’établir à 83,76 euros, son plus haut niveau depuis près de trois mois”, rapporte le quotidien économique Handelsblatt.

L’accord signé par le conseil de surveillance, une instance qui rassemble des salariés et des actionnaires du groupe, précise que Vol