Volodymyr Zelensky, a annoncé, vendredi 25 septembre, que Donald Trump avait finalement pris la décision d’accorder à l’Ukraine les licences nécessaires pour produire des missiles de défense antiaérienne Patriot, après avoir changé plusieurs fois d’avis sur le sujet.
« Lors de notre dernière rencontre, le président Trump m’a confirmé que, oui, il avait pris une décision finale : l’Ukraine recevra des licences pour la production de missiles Patriot », dit le président ukrainien, dans un message vocal adressé à des journalistes, après avoir rencontré son homologue américain à New York, cette semaine.
M. Zelensky avait estimé, quelques jours plus tôt, que le lancement de la production sur place pourrait prendre « un an à un an et demi ».
Si l’armée ukrainienne parvient à intercepter la majorité des drones russes, les missiles balistiques, plus destructeurs, sont beaucoup plus difficiles à détruire et la Russie les utilise de plus en plus souvent, notamment pour attaquer les grandes villes ukrainiennes. Les intercepteurs PAC-3 pour les systèmes Patriot sont les seuls, selon Kiev, à même d’assurer une protection efficace, mais ils sont très onéreux et difficiles à obtenir. Leur pénurie à l’échelle mondiale s’est, par ailleurs, aggravée depuis la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran, qui a éclaté en février.
Donald Trump avait annoncé, le 8 juillet, son intention d’autoriser l’Ukraine à en fabriquer, à l’issue du sommet de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) qui s’est déroulé à Ankara, puis, à la fin du même mois, il avait estimé que les Etats-Unis devaient faire « très attention », en ajoutant : « Vous donnez cette technologie et, un jour, ils peuvent se retourner contre vous. »
Au début de septembre, son secrétaire d’Etat, Marco Rubio, a toutefois fait état de négociations avec l’Ukraine concernant l’octroi d’une telle licence, en soulignant qu’elle n’apporterait pas de « solution immédiate » à la pénurie d’intercepteurs à laquelle l’Ukraine est confrontée.