La diplomatie russe a condamné jeudi 6 août la « persécution politique de journalistes sur la base d’accusations fallacieuses », après l’arrêté d’expulsion pris par la France contre la chroniqueuse russe pro-Kremlin Xenia Fedorova.
« De telles actions sont incompatibles avec la rhétorique en France concernant son attachement aux principes de la liberté d’expression », a estimé le porte-parole adjoint de la diplomatie russe, Alexeï Fadeïev.
« Tout point de vue divergent est qualifié de propagande russe, ce qui s’accompagne de tentatives visant à évincer des journalistes et des médias entiers », a-t-il dénoncé, évoquant une « censure des opinions ne correspondant pas à la ligne officielle ». Il a aussi critiqué « l’acharnement des dirigeants français à attribuer une origine russe à tous les problèmes du pays ».
Xenia Fedorova intervient sur CNews et Europe 1 et signe également une chronique dans l’hebdomadaire Le JDNews. Elle est accusée par la France d’être « un relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes » pour « déstabiliser l’ordre public » en France. Elle a fait l’objet fin juillet d’arrêtés d’expulsion et de gel de ses avoirs.
Le gouvernement français et le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, ont qualifié à plusieurs reprises Xenia Fedorova de « propagandiste » du Kremlin. Des eurodéputés du groupe centriste Renew ont demandé depuis à l’UE de prendre des sanctions à l’encontre de Xenia Fedorova, « propagandiste russe notoire », coupable, selon eux, de la diffusion de « narratifs grossièrement manipulatoires sur la guerre en Ukraine et à l’égard de l’UE ».