La visite d’Etat d’Emmanuel Macron en Espagne laisse un goût amer au sein de la communauté française de Barcelone. Lors de sa conférence de presse conjointe avec le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, mercredi 30 septembre, le chef de l’Etat a vanté « la vitalité de l’enseignement de nos deux langues de part et d’autre, et l’intensité des relations de nos réseaux culturels, linguistiques et scolaires ». Il est vrai que l’Espagne accueille le premier réseau scolaire français en Europe, et qu’avec des antennes à Madrid, Barcelone, Bilbao, Saragosse, Séville et Valence, l’Institut français d’Espagne y est largement implanté.
A Barcelone, ces propos ont beaucoup surpris. « Ce discours de façade cache une vraie déliquescence », juge Ana Saint-Dizier, présidente du conseil consulaire de la zone couvrant la Catalogne, l’Aragon et les îles Baléares. « Comment peut-on vanter les mérites de l’amitié franco-espagnole tout en coupant les vivres des antennes de l’Institut français ? », s’interroge cette élue sympathisante écologiste. « A Barcelone, on ne fait plus que le service minimum, sur les activités culturelles comme sur la sécurisation d’un bâtiment vétuste à bien des égards », note-t-elle.
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