« Des mines d’or. » Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, vantait, le 28 septembre, la rentabilité exceptionnelle de ses raffineries européennes tournant « à plein régime ». Mais le raffinage est loin d’être le seul maillon de la chaîne pétrolière à profiter du conflit au Proche-Orient. Ainsi, à cause des perturbations autour du détroit d’Ormuz, les pétroliers géants sont devenus des mines d’or flottantes.
Leur prix flambe comme sur un marché de collection : ces dernières semaines, des supertankers d’occasion, capables de transporter 2 millions de barils, ont été achetés plus cher que leur équivalent flambant neuf. Du jamais-vu ! Mi-septembre, un de ces géants des mers, livré en février 2026, a ainsi été revendu à une firme de négoce de Dubaï par un armateur grec qui l’avait payé environ 120 millions de dollars (107 millions d’euros), selon la presse spécialisée.
Montant de la transaction : 200 millions de dollars, soit un record absolu pour un pétrolier, selon les données du cabinet d’intelligence maritime Clarksons Research. Un autre pétrolier, construit en 2010, a été cédé pour 130 millions de dollars, ce qui est considérable. La raison de ces opérations hors norme ? La disponibilité.
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