Et soudain, la primaire sociale-démocrate a viré au crash. Jusqu’alors, les cinq candidats qui se disputent le dossard du PS [Parti socialiste] pour la prochaine présidentielle de 2027 avaient débattu comme des gens de bonne famille. Lors des deux précédents débats, ils avaient bien montré leurs divergences, sur l’Ukraine (médiation ou pas médiation avec la Russie ?), Gaza (génocide ou pas génocide ?) ou sur la question des alliances avec LFI [La France insoumise], l’éléphant dans la pièce. Mais tout ça s’était passé de façon relativement polie. Une “dispute apaisée”, comme dirait l’un des prétendants, Jérôme Guedj.

Dimanche soir, sur BFMTV, pour le dernier grand oral avant le vote des militants le week-end prochain, ce fut en revanche la sortie de route. Haro sur Raphaël Glucksmann, le favori. D’emblée, son rival Olivier Faure l’a accusé de “brutaliser” le débat. Et s’il n’y avait que cela. Les concurrents de l’eurodéputé de Place publique se sont emparés de deux vidéos opportunément exhumées des réseaux sociaux. Sur l’une, Glucksmann accuse Ségolène Royal d’avoir fait “la danse du ventre” devant Emmanuel Macron pour tenter d’obtenir des postes. Dans l’autre, le même, s’adressant à des militants, s’en prend à Jean-Luc Mélenchon et à Marine Le Pen. [Considérant qu’ils étaient] “