“Voici le plan pour mettre l’Italie à feu et à sang”, s’agace le journal de droite Il Tempo. Comme dans plusieurs villes en France, Milan a été le théâtre de violences et de pillages en marge d’une manifestation ce week-end.

Pourtant, tout avait commencé dans le calme dans la capitale lombarde où des milliers de personnes se sont réunies vers 15 heures sur la piazza del Duomo, dans le cadre d’une grande mobilisation nationale baptisée “Italia in piazza” destinée à dénoncer la vie chère. “Alors que le cortège manifestait pacifiquement, des groupes de personnes cagoulées ont commencé à saccager les rues et les magasins du centre-ville”, retrace Il Post.

Des scènes de “guérilla urbaine”, face auxquelles les forces de l’ordre ont rapidement été débordées. Un échec du maintien de l’ordre dénoncé par le maire de Milan, Beppe Sala, qui reproche au gouvernement italien de ne pas avoir mis les moyens nécessaires pour empêcher les dégradations que les associations d’entreprises estiment à un demi-milliard d’euros.

Néanmoins, si des violences peuvent accompagner les mouvements sociaux, il semblerait que cette fois, “l’idéologie [n’ait] pas grand-chose à voir là-dedans”, remarque le Corriere della Sera.

“C’est plutôt la soif de destruction, accompagnée d’une rage indistincte, qui est en cau