Ursula von der Leyen est têtue. Et le public canadien, confronté quotidiennement aux provocations de Donald Trump, lui a donné raison. Dans un discours prononcé à Montréal, jeudi 29 octobre, à l’Institut C.D. Howe – un think tank influent –, la présidente de la Commission européenne a, à deux reprises, réitéré sa proposition très politique de faire du Canada un « membre associé » de l’Union européenne (UE). C’est « une association sans adhésion », a-t-elle précisé, avec « une ambition et une vision communes ». Sa déclaration a été saluée par des applaudissements nourris dans une salle où tout le monde s’est levé.
Deux heures plus tard, c’était au tour d’Antonio Costa, le président du Conseil européen, qui représente les chefs d’Etat et de gouvernement, d’être accueilli par une standing ovation au Conseil des relations internationales de Montréal (Corim), un autre cercle de réflexion, réunissant plusieurs grands patrons canadiens. « C’est la première fois que je vois un tel accueil avant même que notre invité ait parlé », a salué William George, le président du Corim. Antonio Costa n’a pas repris le terme de « membre associé » cher à Ursula von der Leyen – « une idée audacieuse », selon lui –, mais il a assuré « partager son ambition. Que ce soit ce terme ou un autre, une chose est claire : notre association sera la plus étroite, la plus profonde et la plus unique qui soit ». Ce qui lui a valu une deuxième standing ovation.
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