Michel-Ange [1475-1564] était très pointilleux sur la qualité du marbre de ses sculptures et de ses projets architecturaux. Il supervisait en personne l’extraction des blocs dans les carrières. En 1518, lorsqu’il s’est vu confier la construction de la façade de l’église San Lorenzo de Florence par le pape Léon X, il a refusé d’employer le fameux marbre de Carrare, dans le nord de l’Italie (d’où avait été extraite la pierre de plusieurs de ses chefs-d’œuvre, dont le David).
Il a préféré puiser dans de nouvelles carrières, creusées à son initiative dans les collines surplombant la petite ville toscane de Pietrasanta. Digne d’un chef de projet des temps modernes, il observait les carriers extraire et tailler les immenses blocs de pierre. C’est également lui qui a conçu les routes permettant d’acheminer le marbre des montagnes jusque sur la côte.
Un lieu unique au monde
Aujourd’hui, Pietrasanta est devenue un centre de sculpture international, doté d’un dense réseau d’ateliers, de fonderies et d’artisans, qui œuvrent au service d’artistes du monde entier. Au printemps et à l’été, cette ville de 20 000 habitants se transforme en lieu de rencontre privilégié pour artistes et professionnels de l’art.
Une attraction saisonnière que les autorités locales, désireuses de promouvoir Pietras
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Sur la Baltique, dans le sillage d’Elisabeth Mann Borgese
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