En 1926, les dahlias sont devenus la fleur officielle de San Francisco. Un siècle plus tard, ils y prospèrent encore, offrant une parenthèse fleurie aux adeptes de la déconnexion de la capitale de la tech américaine.
Les fleurs semblent tout droit sorties d’un livre de contes, avec leurs pompons roses qui éclosent entre des boules couleur de feu et autres rosaces lavande. Un groupe d’écoliers en vacances pousse des cris d’émerveillement en découvrant des touffes de pétales jaunes plus larges encore que leur tête. En cette fin de l’été, yeux écarquillés et téléphones brandis, les visiteurs se délectent des dahlias de San Francisco.
“On a parfois du mal à croire qu’ils sont réels”, s’extasie Deborah Dietz, 75 ans, en s’agenouillant pour examiner une délicate petite fleur mauve dans le Dahlia Dell, le jardin du Golden Gate Park [le plus grand parc de San Francisco, d’une superficie supérieure à celle de Central Park, à New York]. En comparaison avec les roses ou les orchidées, les dahlias sont plus sauvages et variés, et séduisent davantage les rêveurs que les perfectionnistes. Dans l’imaginaire de générations d’habitants de San Francisco, ils incarnent l’essence même de la ville.
Cent ans de dahlias à San Francisco
À l’aube du XXe siècle, la ville s’est bâti la réputation d’être le meilleur endroit du monde pour faire pousser ces fleurs originaires du Mexique. Des concours annuels de dahlias se tenaient au sein du somptueux Palace Hotel [un hôtel de luxe historique du centre-ville], où un tube
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Avec plus de 2 000 journalistes, une trentaine de bureaux à l’étranger, plus de 140 prix Pulitzer et près de 13 millions d’abonnés au total à la fin de l’année 2025, The New York Times est le quotidien de référence aux États-Unis, dans lequel on peut lire “all the news that’s fit to print” (“toute l’information digne d’être publiée”).
Dans son édition dominicale, on trouve notamment The New York Times Book Review, un supplément livres qui fait autorité, et l’inégalé New York Times Magazine. La famille Ochs-Sulzberger, qui, en 1896, a pris la direction de ce journal créé en 1851, est toujours à la tête du quotidien de centre gauche.
Quant à l’édition web, qui revendique à elle seule plus de 12 millions d’abonnés à la fin de 2025, elle propose tout ce que l’on peut attendre d’un service en ligne, avec en plus des dizaines de rubriques spécifiques. Les archives regroupent des articles parus depuis 1851, consultables en ligne à partir de 1981.
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