La catastrophe ferroviaire d’Urda (province de Tolède) du 28 octobre survient dans une Espagne encore sous le choc de l’accident d’Adamuz (province de Cordoue), qui avait fait 46 morts et plus de 150 blessés, le 18 janvier. L’événement avait déjà impliqué – sur la même ligne à grande vitesse (LGV) qui relie Madrid à Séville –, les deux compagnies endeuillées ce mercredi : le transporteur national espagnol Renfe et l’opérateur privé Iryo, contrôlé par l’acteur historique italien du rail Ferrovie dello Stato (FS), maison mère de Trenitalia. Les premiers éléments de l’enquête sur ce premier drame, qui n’est pas bouclée, laissaient entrevoir une casse de la voie ferrée à l’origine du déraillement initial.
Depuis Adamuz, la question de la maintenance de l’infrastructure ferroviaire espagnole, et en particulier de ses 4 000 kilomètres de LGV, est donc au cœur des débats et des polémiques entre le gouvernement socialiste et ses détracteurs. D’autant plus que, deux jours après Adamuz, un autre accident, cette fois d’un train de banlieue à Barcelone qui avait percuté un mur effondré sur la voie, avait fait un mort et 41 blessés.
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