En direct Jeudi 11 Juin 2026
Géopolitique

Affaire Epstein : Bill Gates dément avoir eu connaissance du comportement criminel du prédateur sexuel et dit n’avoir « jamais maltraité quiconque »

Le cofondateur de Microsoft est entendu à huis clos par une commission d’enquête du Congrès américain sur ses liens avec le pédocriminel new-yorkais, mort en prison aux Etats-Unis en août 2019 avant son procès.

Affaire Epstein : Bill Gates dément avoir eu connaissance du comportement criminel du prédateur sexuel et dit n’avoir « jamais maltraité quiconque »
HaitiCreoleRadio.com

Bill Gates a démenti, mercredi 10 juin, avoir eu connaissance du comportement criminel de Jeffrey Epstein, devant une commission d’enquête du Congrès américain, qui l’entend à huis clos au sujet de ses liens avec le pédocriminel new-yorkais. « Je n’ai jamais été témoin ou eu aucune indication qu’Epstein se livrait à une activité criminelle continue », a-t-il déclaré dans ses propos introductifs, publiés sur son site, GatesNotes.

« Je n’ai jamais maltraité quiconque », a assuré le cofondateur de Microsoft, qui affirme que si Jeffrey Epstein avait bien tenté de « nourrir une relation personnelle » avec lui, cela ne l’avait jamais intéressé. « Je ne suis jamais allé sur son île, dans son ranch, ou dans sa maison de Floride », a également affirmé le milliardaire.

Peu avant, à son arrivée au Capitole à Washington, Bill Gates avait dit « espérer que [s]on témoignage aiderait le travail important de cette commission pour rendre justice aux victimes » de Jeffrey Epstein, mort en prison en août 2019 avant son procès pour crimes sexuels. Au moment de sa mort, le financier était notamment accusé d’avoir fait venir des mineures sur l’île qu’il possédait dans les îles Vierges américaines, à des fins de trafic sexuel.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Elon Musk, Bill Gates et Reid Hoffman pris dans les filets de l’affaire Epstein : les « tech bros » entre regrets et dénégations

« Etait-il impliqué dans tout cela ? »

Le président de la commission d’enquête, le député républicain James Comer, a affirmé avant l’audition que les membres voulaient en savoir plus sur la relation de Bill Gates avec le criminel sexuel et sa complice Ghislaine Maxwell, qui purge une peine de vingt ans de prison. « Qu’a-t-il vu ? Savait-il ce qu’il se passait ? Etait-il impliqué dans tout cela ? », a résumé l’élu.

A la fin de février, Bill Gates avait déclaré, selon le Wall Street Journal, que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient une « énorme erreur », admettant devant les membres de sa fondation avoir eu des relations extraconjugales avec deux femmes russes, mais niant toute implication dans les agissements de l’ex-financier.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Bill Gates confesse avoir eu des liaisons avec deux femmes russes, mais nie toute « activité illicite » avec Jeffrey Epstein

« Personne n’accuse Bill Gates d’un quelconque fait répréhensible », a dit James Comer, qui souligne que le milliardaire est « venu volontairement » au Capitole.

Bill Gates affirme que sa relation avec Jeffrey Epstein a commencé en 2011, soit trois ans après qu’il avait plaidé coupable pour des faits de prostitution impliquant des mineures.

Un brouillon de courrier électronique de Jeffrey Epstein, publié par le ministère de la justice américain dans la masse de documents provenant du dossier du même nom, évoque des relations extraconjugales de Bill Gates. Dans ce message, qui ne semble pas avoir été envoyé, Jeffrey Epstein se targue notamment d’avoir aidé « Bill » à se procurer des médicaments pour « remédier aux conséquences de relations sexuelles avec des filles russes ». Ce brouillon devait être « évoqué dès la première heure » de l’audition, a affirmé James Comer.

Des rapports minimisés

La simple mention du nom d’une personne dans le dossier Epstein ne suppose aucun acte répréhensible a priori. Mais ces documents montrent, à tout le moins, des liens entre le criminel sexuel ou son entourage et certaines personnalités qui ont souvent minimisé, voire nié, l’existence de tels rapports.

Plusieurs personnalités politiques américaines ont déjà témoigné devant la commission d’enquête parlementaire, notamment l’ancien président démocrate Bill Clinton et l’actuel ministre du commerce, Howard Lutnick. Bill Clinton avait alors assuré n’avoir eu « aucune idée des crimes » sexuels de son ancien ami.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Affaire Epstein : Bill Clinton à la loupe de sa relation passée avec le prédateur sexuel

Pam Bondi, ex-ministre de la justice américaine, avait défendu à la fin de mai devant la commission d’enquête la gestion par le gouvernement Trump de cette affaire hautement sensible. La controverse autour de la publication des documents du dossier Epstein poursuit Donald Trump depuis le début de son second mandat. Le républicain avait appelé l’an dernier ses partisans à passer à autre chose alors même que les demandes de transparence se faisaient de plus en plus pressantes.

Le ministère de la justice assure avoir publié tous les documents qu’il était légalement contraint de rendre publics. Selon James Comer, la commission va tenter de faire témoigner Todd Blanche, le remplaçant de Pam Bondi au ministère de la justice, en juillet.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés L’affaire Epstein déchire le monde MAGA et fragilise Donald Trump

Le Monde avec AFP

S’abonner
Article précédent Une ONG accuse l’Europe de fermer les yeux sur les importati… Article suivant Options de sortie de crise électorale en Haïti : Vers un pro…

Commentaires (0)

Laisser un commentaire

0 / 2000 caractères

Aucun commentaire. Soyez le premier !