“Arrogant” et “sans scrupule” ? “Compétent” et “habile” ? Ou bien “une ordure comme l’on n’en voit qu’une fois par génération”, comme l’a défini, auprès du Financial Times, Thor Halvorssen, militant d’origine vénézuélienne et directeur de la Human Rights Foundation, dont le siège est aux États-Unis.

Derrière l’opération controversée annoncée vendredi 28 août par Donald Trump, qui permettrait aux États-Unis d’avoir la mainmise sur plus d’un cinquième des réserves de pétrole vénézuéliennes, le nom d’un homme d’affaires revient en boucle : Alejandro Betancourt. Et les commentaires le concernant, recueillis par la presse américaine dans la diaspora vénézuélienne, sont rarement élogieux.

À 46 ans, il est l’actionnaire majoritaire de la seconde plus grande compagnie pétrolière indépendante du Venezuela, North American Blue Energy Partners (Nabep), qui produit 200 000 barils par jour. Et sa société, installée sur l’île de la Barbade, pourrait servir de véhicule au Pentagone afin qu’il prenne le contrôle majoritaire, pour un siècle, de 17 gisements de pétroliers représentant plus de 65 millions de barils, soit 22 % des réserves prouvées du pays – les plus grandes au monde, précise The New York Times.

Betancourt aurait joué depuis des mois le rôle d’intermédiaire pour permettre à Trump d