Au terme d’une longue négociation, qui s’est achevée mardi 22 septembre, les Vingt-Sept se sont accordés pour renouveler la liste des sanctions contre quelque 3 000 personnalités et entités russes ou liées au régime russe, accusées de favoriser l’effort de guerre contre l’Ukraine. Ils ont, à l’occasion, décidé de se pencher de nouveau sur le sujet tous les trois ans, et non tous les six mois, comme c’était jusqu’à présent le cas depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine, en février 2022.
Deux noms manquent néanmoins à l’appel. Les Européens ont décidé de retirer de leur liste des mesures restrictives les oligarques Alicher Ousmanov et Mikhaïl Fridman, réputés proches du dirigeant russe Vladimir Poutine, même s’ils n’ont eu de cesse de le nier. Ils s’échinaient, depuis le début de la guerre, à échapper à ces sanctions. Leurs fonds devraient être de nouveau accessibles, et ils devraient pouvoir à nouveau voyager en Europe.
L’Ukraine s’est immédiatement indignée de la décision européenne, jugée « inacceptable ». « Le monde n’a pas besoin d’un “delisting” politique, mais d’un renouvellement inconditionnel et opportun des sanctions individuelles, jusqu’à ce que Moscou s’engage dans de réelles négociations de paix », a commenté, mardi, sur le réseau social X, son président, Volodymyr Zelensky.
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