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Alix Didier Fils-Aimé – Viktwa / Michel Joseph Martelly – PHTK

Par Reynoldson Mompoint Cap-Haïtien, le 13 octobre 2026 Deux périodes différentes, une même logique de pouvoir : bonnet blanc, blanc bonnet La note de presse du groupement DEBLOKE, datée du 10 octobre 2026, remet au centre du débat une question fondamentale : peut-on organiser des élections c

Alix Didier Fils-Aimé – Viktwa / Michel Joseph Martelly – PHTK
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13 octobre 2026
Alix Didier Fils-Aimé – Viktwa / Michel Joseph Martelly – PHTK
Actualités Opinions Politique

Alix Didier Fils-Aimé – Viktwa / Michel Joseph Martelly – PHTK

  • by Rezo Nodwes
  • 13 octobre 2026
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Par Reynoldson Mompoint

Deux périodes différentes, une même logique de pouvoir : bonnet blanc, blanc bonnet

La note de presse du groupement DEBLOKE, datée du 10 octobre 2026, remet au centre du débat une question fondamentale : peut-on organiser des élections crédibles sans rompre avec les pratiques politiques qui ont conduit Haïti à l’impasse actuelle ?

Derrière les annonces électorales, les échéances constitutionnelles et les promesses de retour à l’ordre démocratique, une interrogation demeure : le pays s’apprête-t-il à changer de dirigeants ou simplement à reconduire, sous d’autres couleurs, les mécanismes d’un même système politique ?

Martelly : le pouvoir, les alliances et l’héritage du PHTK

L’arrivée de Michel Joseph Martelly au pouvoir, en 2011, avait suscité des attentes considérables. Après des années de turbulences politiques, une partie de la population espérait une rupture avec les anciennes pratiques de gouvernance. Mais le bilan de cette présidence demeure indissociable des controverses qui ont marqué la vie publique haïtienne, notamment les accusations de corruption, les crises institutionnelles et les interrogations sur la gestion des ressources publiques. L’effondrement progressif des institutions et l’aggravation des tensions politiques ont contribué à fragiliser la confiance des citoyens dans la classe dirigeante.

Le PHTK n’a pourtant pas disparu avec la fin du mandat présidentiel de Martelly. Le courant politique associé à cette période a conservé des relais, des alliances et une capacité de mobilisation. La présidence de Jovenel Moïse, élu en 2016 et assassiné en juillet 2021, a prolongé cette séquence politique tout en l’inscrivant dans un contexte de crise institutionnelle profonde.

C’est dans cette perspective qu’il faut examiner les recompositions politiques actuelles. Les noms changent, les plateformes se multiplient, mais les questions relatives aux intérêts économiques, aux alliances politiques et au contrôle des institutions restent entières.

Un système politique ne disparaît pas nécessairement lorsque ses dirigeants quittent leurs fonctions. Il peut survivre en changeant de visage, de discours et de véhicule électoral.

Fils-Aimé et Viktwa : la transition comme tremplin politique ?

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