En direct Vendredi 12 Juin 2026
Actualités

Analyse de l’impact d’une possible démission de Jacques Desrosiers et/ou du CEP

Après la publication de la circulaire signée par Uder Antoine en tant que Directeur général, malgré sa révocation par le Conseil, et dans le contexte créé par le décret électoral du 2 juin 2026 imposé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, la marge de manœuvre du président Jacq

Analyse de l’impact d’une possible démission de Jacques Desrosiers et/ou du CEP
HaitiCreoleRadio.com

12 juin 2026
Analyse de l’impact d’une possible démission de Jacques Desrosiers et/ou du CEP
Actualités Opinions Politique

Analyse de l’impact d’une possible démission de Jacques Desrosiers et/ou du CEP

  • by Rezo Nodwes
  • 11 juin 2026
  • 0 Comments

Après la publication de la circulaire signée par Uder Antoine en tant que Directeur général, malgré sa révocation par le Conseil, et dans le contexte créé par le décret électoral du 2 juin 2026 imposé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, la marge de manœuvre du président Jacques Desrosiers et des membres du CEP s’est réduite à peau de chagrin.

Jacques Desrosiers a déjà tenté cette voie (lettre du 4 juin, rencontre du 7 juin avec le Premier ministre). Mais le fait accompli — installation d’Uder Antoine le 5 juin en présence du ministre de la Justice — montre que l’Exécutif impose sa volonté.

Toute négociation aboutirait à une capitulation déguisée.

Résolutions internes, saisine du Tribunal des conflits ou autres démarches judiciaires demeurent largement illusoires dans un système judiciaire affaibli et dans un rapport de force profondément déséquilibré.

Cette option demeure possible en théorie. Toutefois, les États-Unis, l’ONU, la CARICOM, l’Union européenne ainsi que les organisations patronales (CCIH, ADIH, AmCham) privilégient avant tout l’avancement rapide du processus électoral, même au prix d’une indépendance réduite du CEP.

Leur priorité demeure la stabilité et le respect du calendrier électoral sous contrôle exécutif.

Dans ces nouvelles conditions — décret unilatéral du 2 juin, Directeur général imposé, pression convergente du Premier ministre, du patronat et de la communauté internationale pour faire avancer les élections coûte que coûte — Jacques Desrosiers et les conseillers qui refusent cette tutelle n’auraient plus qu’une porte de sortie honorable : la démission collective ou individuelle.

Démissionner ne bloquerait pas nécessairement le processus électoral. L’Exécutif pourrait rapidement nommer un nouveau CEP plus conciliant. Cependant, cette décision permettrait de dénoncer clairement la prise de contrôle de l’institution et de placer la responsabilité politique là où elle se trouve : auprès du Premier ministre et de ses soutiens.

Dans le feuilleton politique haïtien, le provisoire triomphe souvent. Pour Jacques Desrosiers, rester reviendrait à devenir complice d’un simulacre. La démission, aussi douloureuse soit-elle, apparaîtrait alors comme le dernier acte possible de résistance institutionnelle.

Une démission collective ou individuelle du président Jacques Desrosiers et des membres du Conseil électoral provisoire (CEP) constituerait un séisme institutionnel majeur en juin 2026, avec des conséquences immédiates, moyennes et longues termes très contrastées.

La formation des Agents de registre électoral (ARE), la mise à jour du registre électoral ainsi que la préparation du calendrier pourraient être interrompues ou reprises sous contrôle direct de l’Exécutif via le maintien d’Uder Antoine.

La circulaire déjà signée deviendrait alors la nouvelle référence administrative.

Article précédent Le bicolore au vent, les racines en friche : le cri des gren… Article suivant « Dénoncer le boycott dont est victime le cinéaste israélien…

Commentaires (0)

Laisser un commentaire

0 / 2000 caractères

Aucun commentaire. Soyez le premier !