L’annonce surprise, jeudi 18 juin, par Pete Hegseth, le secrétaire américain à la défense, d’un « véritable réexamen » de la présence militaire américaine en Europe, a pris de court la plupart des 32 ministres de la défense de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), réunis à Bruxelles, en prélude du sommet annuel de l’organisation, prévu début juillet, à Ankara. D’une durée de « six mois », cette révision est censée « garantir que l’OTAN progresse rapidement et irréversiblement vers une Europe aux commandes ». Mais certains ont aussi acté qu’elle entérinait, après de longs mois de hauts et de bas, la fin d’une tradition de transparence de Washington vis-à-vis de ses alliés.
A son arrivée au siège de l’OTAN, jeudi, M. Hegseth a salué les progrès de plusieurs alliés en matière de dépenses militaires. Mais une fois dans la salle avec ses trente et un collègues, il a repris son ton martial pour justifier sa décision. Il a notamment mis en avant le refus de plusieurs pays, durant la guerre contre l’Iran, d’autoriser certains survols ou atterrissages de l’aviation américaine sur des bases situées sur leur territoire national. L’Espagne, le Royaume-Uni ou l’Italie ont été visés.
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