De l’autre côté des Pyrénées, en tournant leur regard vers la France, deux quotidiens espagnols font un constat quasi identique. “Les grandes entreprises paient la facture de la crise sociale en France”, titre La Vanguardia, à Barcelone, tandis qu’à Madrid La Razón écrit : “Les commerces paient la facture des manifestations en France”. Pour ces deux médias, quelques jours après les violences qui ont éclaté en marge de la mobilisation du 17 octobre, une donnée apparaît évidente.

Les grands groupes de l’économie française commencent à subir l’effet des désordres et des dégâts de samedi dernier, et ce “principalement dans les secteurs de la distribution et de la consommation”, note La Vanguardia, évoquant des enseignes qui “ont vu leurs ventes chuter brutalement, tout en subissant des actes de pillage et des dégradations dans leurs établissements”.

À l’origine de ces préoccupations du média catalan, la prise de parole d’Alexandre Bompard, PDG de Carrefour, qui a dénoncé les “coûts directs et indirects” de ce qui s’est passé dernièrement, estimant les pertes “dans une fourchette allant de 80 à 200 millions d’euros sur le résultat annuel”. “Les actions de Carrefour ont chuté de près de 14 % en une semaine”, complète le média espagnol.

“Sentiment d’insécurité” des employés et des clie