Le candidat à la présidentielle brésilienne Flavio Bolsonaro a rassemblé lundi 7 septembre des milliers de partisans contre le pouvoir judiciaire qui a condamné son père, Jair, et contre le président sortant Lula, son rival lors de l’élection du 4 octobre.
Le fils aîné et héritier politique de l’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022) a été intronisé candidat après que la justice a condamné son père à vingt-sept ans de prison en 2025, pour avoir fomenté un coup d’Etat contre Lula.
Lundi, les partisans du fils Bolsonaro ont réclamé la destitution d’Alexandre de Moraes, le puissant juge de la Cour suprême en charge du procès qui a conduit à la condamnation de Jair Bolsonaro. Ce magistrat se trouve actuellement au centre d’un mégascandale pour possible corruption.
Lula brigue un quatrième mandat
« Lula est responsable du chaos moral que traverse le Brésil aujourd’hui », a affirmé le sénateur Bolsonaro. Il s’en est également pris au système judiciaire après la révélation de messages compromettants envoyés au magistrat par un banquier accusé de fraude. « Je vais travailler à restaurer la crédibilité du pouvoir judiciaire brésilien (…) ma candidature est une candidature de protestation », a lancé Flavio Bolsonaro.
Le président sortant, qui brigue un quatrième mandat non consécutif, a pour sa part participé à un défilé militaire à Brasilia. La veille, Lula s’était adressé aux Brésiliens à l’occasion de la fête nationale, dans un message truffé de références indirectes aux Etats-Unis, qui ont imposé des droits de douane au Brésil en juillet. « Aucun dirigeant étranger n’a le droit de nous dire à qui nous pouvons acheter et à qui nous pouvons vendre. Nous sommes un pays souverain », a déclaré le président dans une vidéo.