Dimanche 4 octobre, Flavio Bolsonaro, fils de l’ancien président d’extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2023), est arrivé en tête du premier tour de la présidentielle face au président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, et son Parti libéral a remporté la majorité des sièges au Congrès. Marie-Hélène Sa Vilas Boas est maîtresse de conférences en science politique à l’Université Côte d’Azur, à Nice, et étudie le bolsonarisme depuis 2019. Elle montre comment Flavio Bolsonaro a réussi à se démarquer des outrances de son père, et comment le mouvement bolsonariste, mieux implanté dans le paysage politique, est parvenu à regrouper une diversité de courants qui ont notamment en commun de critiquer l’Etat.
Le bolsonarisme est-il plus fort que jamais ?
Le résultat des élections [du dimanche 4 octobre] montre que le bolsonarisme est bien implanté dans le paysage politique brésilien. Plusieurs figures de la première heure du bolsonarisme ont été élues, comme quatre membres de la famille Bolsonaro, mais également le général Eduardo Pazuello, ancien ministre de la santé du gouvernement de Jair Bolsonaro pendant la pandémie due au Covid-19. Cela montre la force d’un mouvement qui n’est pas mort avec la défaite à la présidentielle de Jair Bolsonaro en 2022 et sa condamnation en 2025 pour tentative de coup d’Etat [contre Lula lors des émeutes du 8 janvier 2023].
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