Sur l’avenue Brigadeiro-Faria-Lima, l’artère financière de Sao Paulo, les immeubles n’affichent pas à leurs fenêtres des drapeaux à l’effigie du candidat d’extrême droite Flavio Bolsonaro, comme on peut le voir dans certains quartiers de la mégapole. La « Faria Lima », comme on surnomme au Brésil le marché financier, a pourtant bien choisi son camp dans l’élection présidentielle dont le second tour aura lieu dimanche 25 octobre. Flavio Bolsonaro, le fils aîné de l’ancien président Jair Bolsonaro (2019-2023), y affronte le président sortant de gauche, Luiz Inacio Lula da Silva.
« Le marché préfère clairement Flavio, et ce depuis longtemps, assure, sous couvert d’anonymat, l’économiste en chef d’une grande société de courtage, installée sur la Faria Lima. Son programme économique correspond totalement à l’idéologie du marché : réduction des dépenses publiques, baisse des impôts, privatisations des actifs et stabilisation de la dette publique. On peut dire que c’est le candidat du marché financier. » Cette préférence pour le candidat du Parti libéral s’est exprimée au soir du premier tour de l’élection. Alors que Flavio Bolsonaro arrivait en tête avec 47,03 % contre 45,16 % pour Lula, le réal brésilien s’est apprécié de 3,5 % face au dollar, tandis que l’indice Bovespa a gagné 7 %.
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